L’oeuvre
Dans La Périchole, chaque air est un “tube”. Le livret raconte une vraie histoire, celle de saltimbanques qui voudraient vivre libres, mais dépendent du pouvoir pour manger, tout simplement.

Un pouvoir brocardé jusqu’aux confins du ridicule dans une opérette d’un Offenbach en pleine forme admirablement servi par ses librettistes Meilhac et Halévy.

Une orchestration originale pour vents, des acteurs s’exprimant en plein air, une bouffée d’airs à respirer au pied de la Tour de la Bâtiaz…

La Périchole : Opéra-bouffe de Jacques Offenbach sur un livret de Meilhac et Halévy

Portrait OffenbachCréation
Elle fut créée dans sa première version en deux actes au Théâtre des Variétés à Paris, le 6 octobre 1868, et reprise dans une version remaniée en trois actes le 25 avril 1874.

Acte premier
A Lima, sur une place devant le cabaret des trois cousines

L’animation est grande à l’occasion de la fête du vice-roi Don Andres. Celui-ci, déguisé en homme du peuple, se trouve dans la foule, incognito, du moins le croit-il.
Une chanteuse des rues, La Périchole, et son amant Piquillo chantent une complainte. Le vice-roi s’éprend de La Périchole et lui propose de devenir demoiselle d’honneur dans son palais. Elle accepte et écrit une lettre à Piquillo pour lui expliquer son geste et lui demander pardon.
Une demoiselle d’honneur doit, obligatoirement, être mariée. On va donc marier La Périchole au premier venu. Cet époux de paille se trouve être Piquillo. La cérémonie se passe dans les brumes de l’ivresse pour les deux conjoints qui ne réalisent pas ce qui leur arrive.

Acte deux
Au palais

Raillé par les dames de la cour, Piquillo se rend compte du subterfuge. Il maudit la Périchole et met le vice-roi en garde contre elle. Il refuse de jouer le rôle auquel on le destinait. Cette désobéissance lui vaut d’être arrêté et jeté au cachot.

Acte trois
Au cachot

La Périchole vient retrouver Piquillo et lui affirme son amour. Le vice-roi vient les rejoindre déguisé en geôlier. Il se fait enfermer dans le cachot par La Périchole et Piquillo qui parviennent à s’échapper.
Le vice-roi, conscient de la situation illégale dans laquelle il s’était mis, leur pardonnera. Ils pourront retourner à leur vie de gens du peuple, moins misérables désormais grâce aux largesses de Don Andres.

Source : Larousse de la musique